Adrienne Arth travaille sur « les lisières » entre l’intime et le public, le réel et sa métamorphose, toujours sur ce fil de fragilité de l’instant où la photo rend compte du monde, mais aussi le dénoue de lui-même dans une écriture décalée.

Elle se sent en affinité avec des photographes comme John Batho, Mario Giacomelli, Saul Leiter.

Ses photos sont des scénographies, où les vivants apparaissent comme des figures, des lignes de tension, des jeux de couleurs. Où les zones de flou viennent estomper les contours des choses et des êtres. Les reflets, les surfaces vitrées, la neige ou la pluie voilent ses paysages entre réalité et imaginaire.

Chaque cliché a sa vie propre et crée une polyphonie avec les autres.

Travaillant en couleur et quasi exclusivement en prise directe, hormis dans les séries « superpositions » désignées comme telles, Adrienne Arth questionne le réel dans son évidence et sa surprise par une image à la fois immédiate et interrogative.

 

En savoir plus sur le travail de Adrienne ARTH  >  www.adriennearth.com

 

Les œuvres présentées ci-dessus :

Série L’Arrêt de Bus, Adrienne Arth, 2013, Photographie