Dans l’ensemble de son oeuvre, Louve Delfieu nous transporte dans un univers onirique qui lui est propre. Elle fige des moments d’une histoire imaginaire, nous donnant ainsi la liberté de recréer un passé et un futur. Les corps entraperçus de ses femmes nues, y luttent entre enfermement et liberté, entre songe et cauchemar. Leur nudité nous ramène à l’origine de leur corps, à la dualité de leurs âmes dénuées de tout artifice et enfermées dans leurs propres contradictions.

Partant de ces arborescences répétitives nommées figure de Lichtenberg, que l'on retrouve aussi bien dans la nature (éclairs, branches, racines) que dans le corps humain (bronches, artères, synapses), la photographe tente de mettre en exergue les liens invisibles qui relient l'humain au végétal, la femme à l'homme, la femme à la nature de l'homme. L’utilisation de la gravure par petites touches sur le support photographique évoque la pérennité que symbolise ce lien. Loin de chercher à nous choquer par des photographies dures, elle donne à voir ce que le spectateur peut et accepte de comprendre et, peut-être, peut-on y voir un espoir...

 

Les œuvres présentées ci-dessus :

Arborescence 15, Louve Delfieu, 2018, Feuille squelettisée sur tirage Fine Art ciré, exemplaire unique

Arborescence 17, Louve Delfieu, 2018, Feuille squelettisée sur tirage Fine Art ciré, exemplaire unique

Arborescence 14, Louve Delfieu, 2018, Feuille squelettisée sur tirage Fine Art ciré, exemplaire unique

Désolation, Louve Delfieu, 2018, Feuille squelettisée sur tirage Fine Art ciré, exemplaire unique

Double je, Louve Delfieu, 2018, Feuille squelettisée sur tirage Fine Art ciré, exemplaire unique